Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont réaffirmé la nécessité pour l’Alliance atlantique de renforcer sa présence et sa coopération sécuritaire dans la région arctique. Cette position commune traduit une prise de conscience accrue des enjeux stratégiques liés à cette zone longtemps considérée comme périphérique.
Cette déclaration intervient dans un contexte particulier, après que le président américain Donald Trump a récemment mis de côté sa menace controversée de s’emparer du Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark. Si cette menace semble écartée pour l’instant, elle a néanmoins ravivé les débats autour de la souveraineté, de la sécurité et de l’influence internationale dans l’Arctique.
Lors des discussions, les responsables ont insisté sur le rôle stratégique croissant de l’Arctique, une région désormais au cœur des rivalités géopolitiques mondiales. La fonte accélérée des glaces, conséquence directe des changements climatiques, ouvre de nouvelles routes maritimes et facilite l’accès à d’importantes ressources naturelles, attirant l’attention de plusieurs grandes puissances.
Face à ces évolutions, l’OTAN considère désormais le renforcement de la sécurité arctique comme une priorité majeure. L’Alliance et ses États membres entendent intensifier la coopération militaire, le partage d’informations et la surveillance de la région, afin de garantir la stabilité, prévenir les tensions et protéger les intérêts stratégiques communs.
Radio Télé Patriarche
Source : Reuters

