Port-au-Prince a été le théâtre, ce samedi 3 janvier 2026, d’une marche pacifique initiée par le collectif « Tèt ansanm pou lapè », réunissant des leaders religieux et sociaux engagés en faveur de la paix et du vivre-ensemble. Placée sous le thème évocateur « Nou mande lapè, nou chwazi lavi », cette mobilisation visait à lancer un message fort face à la dégradation continue de la situation sécuritaire dans le pays.
À l’initiative de cette action citoyenne, des figures religieuses bien connues, notamment les pasteurs Marco et Muscadin, ainsi que le prophète Mackenson, ont appelé la population à se rassembler au-delà des clivages pour réclamer le droit fondamental à la vie et à la sécurité. Selon les organisateurs, il s’agissait d’un cri collectif contre la violence, l’insécurité et l’indifférence, mais aussi d’un appel à la conscience nationale.
Le rassemblement populaire a pris départ à Gérald Bataille, avant de parcourir plusieurs axes majeurs de la capitale pour se terminer à Pétion-Ville, dans une ambiance calme et disciplinée. Munis de pancartes, de banderoles et de messages de paix, les participants ont scandé des slogans appelant à l’unité nationale, au dialogue et à la fin des violences armées.
Par cette marche pacifique, le collectif « Tèt ansanm pou lapè » entend rappeler aux autorités, comme à l’ensemble des acteurs de la société, l’urgence d’actions concrètes en faveur d’une paix durable. Les organisateurs espèrent que cette initiative servira de point de départ à un dialogue national inclusif, capable de redonner espoir à une population éprouvée mais résolument attachée à la vie.
Christina Juliana Vilmé
Patriarche

