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Minneapolis : quand la présence d’ICE transforme une ville en zone de peur.

Minneapolis, longtemps perçue comme une ville progressiste et accueillante, traverse aujourd’hui une période sombre. La multiplication des opérations de l’agence fédérale américaine ICE (Immigration and Customs Enforcement) et les violences qui les accompagnent soulèvent une inquiétude profonde : la sécurité publique est-elle encore une priorité lorsque ceux qui font appliquer la loi deviennent eux-mêmes une source de danger ?

La mort récente d’un civil,  ce samedi 24 janvier 2026, lors d’une intervention impliquant des agents fédéraux n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans une série d’opérations musclées qui transforment certains quartiers de Minneapolis en véritables zones sous tension. Pour de nombreux habitants, notamment issus des communautés immigrées et afro-descendantes, la présence d’ICE n’est plus synonyme de contrôle administratif, mais de peur permanente.

Une logique sécuritaire qui banalise la violence

Le problème ne réside pas uniquement dans l’application des lois migratoires, mais dans la manière dont elles sont imposées. Arrestations spectaculaires, usage disproportionné de la force, manque de transparence après les interventions mortelles : tout cela alimente l’impression d’un pouvoir fédéral agissant sans véritable contrepoids local.

À Minneapolis, ville déjà marquée par les traumatismes liés aux violences policières de ces dernières années, ces nouvelles interventions ravivent des blessures encore ouvertes. Lorsqu’un agent de l’État ôte la vie à un citoyen, la question centrale n’est pas seulement légale, elle est morale : cette mort était-elle évitable ?

Une rupture de confiance avec la population

La conséquence la plus grave de cette situation est la rupture de confiance entre les autorités et la population. De nombreux résidents hésitent désormais à coopérer avec les forces de l’ordre, craignant que tout contact puisse dégénérer. Une ville où les habitants ont peur de ceux censés les protéger est une ville fragilisée dans ses fondements mêmes.

Minneapolis risque ainsi de perdre ce qui faisait sa force : un tissu social fondé sur la solidarité, la participation citoyenne et le respect des droits civiques. En laissant les opérations fédérales se multiplier sans contrôle strict ni dialogue avec la communauté, les autorités contribuent à transformer l’espace urbain en un terrain de confrontation.

Pour une sécurité qui respecte la vie humaine

Il est urgent de repenser la place et les méthodes d’ICE dans les villes comme Minneapolis. La sécurité ne peut être construite sur la peur, ni sur la banalisation de la mort. Elle doit s’appuyer sur la transparence, la responsabilité et le respect absolu de la vie humaine.

Minneapolis n’a pas vocation à devenir une zone dangereuse sous surveillance fédérale permanente. Elle mérite mieux qu’une logique de répression aveugle. Elle mérite une sécurité qui protège sans terroriser, et une justice qui rende des comptes.

Radio Télé Patriarche

Source : Reuters & Saham Journal

devinegoldenmedia@gmail.com

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