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Pétion-Ville : la mobilisation « Twa 7 » étouffée, le 7 février au cœur des tensions politiques.

 

La deuxième mobilisation du groupe Initiative du 24 avril, baptisée « Twa 7 », a été rapidement dispersée par les forces de l’ordre ce mercredi 7 janvier 2026 dans les hauteurs de la place Boyer, à Pétion-Ville. Cette action s’inscrit dans une série de rassemblements entamés le 7 décembre 2025, visant à maintenir la pression populaire jusqu’au 7 février 2026, date annoncée comme la fin officielle du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT).

Pétion-Ville, 7 janvier 2026- Réunis pour la deuxième fois autour de ce mot d’ordre symbolique le septième jour de trois mois consécutifs (7 décembre – 7 janvier – 7 février) les manifestants entendaient dénoncer la persistance de l’insécurité et exiger la fin du CPT. Le mouvement était conduit par l’ancien sénateur Jean-Renel Sénatus, plus connu sous le pseudonyme « Zokiki », figure centrale de cette mobilisation.

La manifestation n’a cependant duré que quelques minutes. Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues, affirmant ne pas avoir été officiellement informées de la tenue de ce rassemblement. Une version contestée sur place par l’ex-sénateur, qui a soutenu que les autorités avaient bel et bien été notifiées. Face au risque d’affrontements violents, Jean-Renel Sénatus a finalement appelé à la dispersion, déclarant vouloir éviter un éventuel massacre.

Sur les lieux, plusieurs manifestants arboraient des pancartes aux messages explicites :

« Kasasyon nou prale 7 février », « Aba CPT », « Aba ensekirite », traduisant un profond ras-le-bol populaire et une défiance persistante à l’égard des autorités de transition.

Cette nouvelle dispersion illustre une fois de plus la fragilité du climat politique et sécuritaire dans la zone métropolitaine, où toute tentative de mobilisation populaire se heurte rapidement à l’intervention policière, dans un contexte de méfiance mutuelle entre pouvoir et opposition.

Le 7 février qui s’annonce représente bien plus qu’une simple date du calendrier politique haïtien. Depuis l’arrivée au pouvoir de Jovenel Moïse, cette journée est devenue un repère central des crises institutionnelles, des débats sur la légitimité du pouvoir et des revendications populaires. Elle symbolise à la fois la fin théorique des mandats, les ruptures politiques non résolues et l’aspiration récurrente à une gouvernance légitime et sécurisante.

Dans le contexte actuel, marqué par l’insécurité, la transition contestée et la restriction de l’espace de mobilisation, le 7 février 2026 s’impose comme un moment de cristallisation des frustrations et des espoirs populaires. Qu’il s’agisse d’un tournant décisif ou d’une nouvelle étape d’incertitude, cette date demeure, plus que jamais, un symbole majeur de la lutte pour la refondation de l’État et de la démocratie en Haïti.

Christina Juliana Vilmé 

 Radio Télé Patriarche

devinegoldenmedia@gmail.com

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