Le ministre vénézuélien des affaires étrangères, Yvàn Gil.
CP: globovision
Le climat diplomatique entre Washington et Caracas s’est de nouveau tendu, ce samedi, après une déclaration du Président américain, Donald Trump, affirmant que l’espace aérien au-dessus et autour du Venezuela devait être considéré comme « totalement fermé ». Cette mise en garde, perçue comme une forme de pression géopolitique, a immédiatement suscité une réponse ferme du gouvernement vénézuélien. Selon le premier citoyen des États-Unis, cette mesure serait liée à des préoccupations de sécurité et à la position du Venezuela dans plusieurs dossiers régionaux.
Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil, a vivement réagi en qualifiant ces propos de « menace colonialiste » et d’ingérence inacceptable dans la souveraineté du pays. Pour Caracas, l’avertissement lancé par Trump s’inscrit dans une longue série de tentatives visant à isoler le Venezuela sur la scène internationale. Yván Gil a affirmé que son gouvernement resterait vigilant face à toute initiative pouvant compromettre la sécurité ou la dignité nationale, tout en réaffirmant sa volonté de défendre l’intégrité territoriale du pays.
Cette nouvelle escalade rhétorique intervient dans un contexte géopolitique déjà fragile, marqué par des tensions persistantes entre les États-Unis et le Venezuela. Les experts en relations internationales notent que ce type de déclaration contribue à accroître l’incertitude dans la région. Malgré cela, Caracas assure qu’il continuera à travailler avec ses alliés et partenaires pour contrer toute tentative d’intimidation, estimant que la souveraineté nationale n’est pas négociable.
À noter que, sur le plan géopolitique, le Venezuela occupe une position stratégique en Amérique du Sud en raison de ses vastes réserves pétrolières, de ses alliances avec des puissances comme la Russie, la Chine et l’Iran, ainsi que de son rôle dans les organisations régionales telles que l’ALBA et l’OPEP. Cette orientation diplomatique indépendante l’oppose souvent aux États-Unis, qui cherchent à limiter l’influence de ces acteurs dans l’hémisphère occidental. En s’appuyant sur ses partenaires internationaux et sur une politique étrangère axée sur la multipolarité, Caracas entend consolider son autonomie et résister aux pressions extérieures jugées hostiles.
Source: Listin Diario
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