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12 janvier 2010 – 12 janvier 2026 : un traumatisme national qui traverse le temps.

 Crédit image: Christina Juliana Vilmé

Il est des dates qui ne s’effacent pas avec les années. Le 12 janvier est de celles-là. Depuis 2010, cette journée s’est imposée dans la mémoire collective haïtienne comme l’un des événements les plus tragiques de l’histoire contemporaine du pays. Sous les décombres, ce ne sont pas seulement des bâtiments qui se sont effondrés, mais des vies, des familles, des rêves et une part essentielle de l’âme nationale.

Le séisme du 12 janvier 2010 n’a pas été qu’une catastrophe naturelle. Il a agi comme un révélateur brutal des failles profondes de l’État haïtien : institutions fragilisées, urbanisation anarchique, absence de normes de construction et inégalités sociales criantes. En quelques secondes, Port-au-Prince et plusieurs villes environnantes ont basculé dans le chaos, laissant derrière elles un paysage de ruines et une population livrée à elle-même.

Seize ans plus tard, le bilan ne se mesure pas uniquement en vies perdues, mais aussi en promesses non tenues. La reconstruction annoncée avec force discours et engagements internationaux n’a jamais répondu aux attentes. Si certains bâtiments ont été relevés, la majorité des sinistrés ont dû apprendre à survivre dans un pays où la précarité, l’insécurité et l’instabilité politique se sont installées durablement.

Le 12 janvier est devenu un symbole : celui d’un rendez-vous manqué avec l’histoire. Ce jour rappelle combien l’absence de gouvernance responsable et de vision à long terme peut transformer une catastrophe naturelle en tragédie humaine prolongée. Pour beaucoup d’Haïtiens, le véritable drame n’est plus seulement le séisme de 2010, mais l’incapacité collective à tirer des leçons durables de cette épreuve.

Commémorer le 12 janvier 2026 ne devrait pas se limiter à des cérémonies de souvenir ou à des discours de circonstance. C’est un appel à la conscience nationale, une invitation à repenser le rapport entre l’État et les citoyens, à exiger des politiques publiques orientées vers la prévention, la sécurité et la dignité humaine. La mémoire des victimes impose une responsabilité : celle de refuser que leur disparition reste vaine.

Se souvenir, c’est aussi refuser l’oubli et l’indifférence. Tant que les causes profondes révélées par le 12 janvier 2010 ne seront pas affrontées avec courage et sincérité, cette date continuera de hanter Haïti. Le séisme a duré quelques secondes ; ses conséquences, elles, se mesurent encore en décennies.

Christina Juliana Vilmé 

Radio Télé Patriarche

devinegoldenmedia@gmail.com

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